Installation VMC

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Le but de la ventilation mécanique est de renouveler l’air intérieur. La méthode classique consiste à créer des entrées d’air dans les pièces principales (salon, chambres),une aspiration dans les pièces de service (cuisine, salle de bains, WC), puis à le rejeter à l’extérieur. Le ou les appareils d’aspiration créent une dépression à l’intérieur des locaux, ce qui entraîne automatiquement un appel d’air par les bouches d’entrée. Celles-ci doivent être situées en hauteur, généralement dans la partie haute des fenêtres, pour que tout le volume des pièces soit concerné,de haut en bas.

La circulation de l’air s’opère à travers ces pièces, puis passe sous les portes des locaux à ventiler et termine dans un aérateur mécanique ou une bouche d’aspiration. Situé également en partie haute, l’aérateur extrait l’air vers l’extérieur par le biais d’un conduit existant comme celui d’une cheminée ou par un conduit créé à cet effet.

L’aération peut avoir lieu ponctuellement, grâce à des appareils indépendants installés dans les pièces de service, ou être assurée defaçon permanente par une VMR (ventilation mécanique répartie) ou une VMC (ventilation mécanique contrôlée).

La ventilation mécanique ponctuelle consiste à installer des appareils dans les pièces de service où cela est nécessaire. Le fonctionnement de chaque appareil est indépendant de celui des autres et a lieu uniquement lorsque le local est utilisé. Pour rendre leur utilisation plus pratique, il est possible et courant de combiner la mise en marche de l’appareil avec l’éclairage ou mieux, d’utiliser un appareil temporisé. Celui-ci continue de fonctionner automatiquement quelques minutes encore après l’utilisation de la pièce. Sur le même principe, les aérateurs peuvent être équipés d’un détecteur de présence. Pendant les périodes d’inoccupation,l’aération se fait sur le principe naturel. Pour obtenir un renouvellement suffisant, le débit de l’appareil doit être adapté au volume et au type de local à assainir.Lorsque l’évacuation de l’air vicié s’effectue par un conduit de cheminée, la longueur de celui-ci doit être prise en compte, car, en effet, il se produit une résistance à l’extraction à cause des pertes de charge. Ainsi, pour un conduit d’une dizaine de mètres, la perte peut atteindre 20 % par rapport à une extraction directe. Il est important de tenir compte de ces pertes pour estimer la puissance nécessaire avant de choisir un appareil. Dans ce cas, on utilise généralement des appareils non pas à hélice, mais à turbine. Si l’extraction est directe, par exemple à travers une vitre ou à travers un mur, les appareils à hélice classiques suffisent.

Parmi les ventilations mécaniques contrôlées (VMC), on distingue deux systèmes, les simples flux et les doubles flux.



Parmi les ventilations mécaniques contrôlées (VMC), on distingue deux systèmes, les simples flux et les doubles flux.

Dans une installation de VMC simple flux, le principe des entrées d’air est similaire à celui de la ventilation ponctuelle, c’est-à-dire par les pièces principales. L’extraction s’effectue aussi par les pièces de service, defaçon permanente et conjointe. Toutefois,l’extraction n’est plus répartie entre divers appareils mais centralisée dans un caisson d’aspiration, généralement placé dans les combles, loin des chambres à coucher. Le caisson est le point d’arrivée des gaines d’aspiration, de différents diamètres, partant des pièces de service. Une gaine plus large que les autres relie le caisson à une sortie sur le toit, pour l’extraction.

Ces appareils possèdent un commutateur de puissance que l’on place généralement dans le tableau de protection électrique et qui permet de sélectionner temporairement le débit d’aspiration maximal.Certains modèles autoréglables adaptent leur puissance automatiquement pour assurer un débit d’air constant quelles que soient les conditions intérieures ou atmosphériques.

D’autres sont hygroréglables,c’est-à-dire qu’ils peuvent adapter leur débit en cas de pointe d’humidité dans la maison.Pour un fonctionnement optimal du système, il est nécessaire que les entrées d’air soient sensiblement égales au débit d’extraction. Pour respecter la réglementation thermique, il est préférable de choisir une VMC hygroréglable certifiée CSTBat ou CSTB certified.

L’inconvénient majeur de tous ces systèmes mécaniques est que l’on aspire directement de l’air extérieur et, par conséquent, on fait rentrer du froid en hiver et de la chaleur en été. On rejette l’énergie de l’air chaud en hiver et on gaspille l’air intérieur plus frais en été. De plus en zone urbaine, on aspire la pollution lorsque la météo n’est pas favorable.Dans les zones bruyantes, les entrées d’air, si elles ne sont pas pourvues de systèmes acoustiques, créent des ponts phoniques qui peuvent être gênants.

Néanmoins, les déperditions restent acceptables par rapport aux avantages qu’apporte la ventilation. Une absence de ventilation engendrerait des désagréments encore plus importants. Les nuits d’été, la VMC aspire l’air frais de l’extérieur et rafraîchit l’habitation.

La maison respire au sens propre, ce qui ne peut être que bénéfique.Le meilleur compromis avec ce type d’appareil reste la VMC hygroréglable qui réduit les déperditions en adaptant son débit. En France, la réglementation prévoit des seuils minimaux de renouvellementde l’air. Pour éviter les inconvénients des systèmes à simple flux, on peut s’orienter vers les VMC double flux.


 


Elles sont conçues pour limiter les pertes de chaleur dues au renouvellement de l’air. Le principe de fonctionnement est un système d’insufflation combiné à un système d’extraction. L’air neuf est aspiré par une prise d’air extérieure. Après filtrage, il passe dans un échangeur thermique, puis est insufflé dans les pièces principales. L’air vicié est toujours extrait mécaniquement par des bouches situées dans les pièces de service,dirigé dans l’échangeur thermique,puis évacué vers l’extérieur. L’air extrait de l’intérieur et l’air neuf de l’extérieur transitent dans un échangeur thermique à plaques. À aucun moment les deux courants ne se mélangent, en revanche ils échangent leur calories.

Cela est très intéressant en période hivernale, puisque l’air chaud extrait de l’habitation transmet ses calories à l’air froid provenant de l’extérieur. L’air insufflé dans les pièces est donc préchauffé. Ainsi, si l’air l’extérieur a une température de - 3 °C et l’air intérieur extrait a une température de 21 °C, après passage dans l’échangeur thermique, l’air insufflé dans l’habitation aura une température de 16 °C. L’air rejeté à l’extérieur sera descendu à une température de 8 °C. Le principe est le même en été, mais inversé. En cas de fortes chaleurs, avant d’insuffler de l’air chaud dans l’habitation, on récupère la fraîcheur intérieure grâce à l’échangeur. En saison tempérée, l’échangeur n’a pas d’utilité puisque les températures sont équilibrées mais cela n’a pas de conséquence sur le fonctionnement du système.En hiver, on comprend tout l’intérêt par rapport à une VMC simple flux, qui, en reprenant le même exemple, aspirerait directement de l’air à - 3 °C de l’extérieur et rejetterait de l’air à 21 °C.

Certains modèles de VMC double flux intègrent d’autres fonctionnalités comme le préchauffage supplémentaire de l’air afin de l’insuffler directement à la température de confort dans le logement. Le point essentiel à vérifier avant de choisir une VMC double flux est, par conséquent, le rendement de l’échangeur thermique. En effet, pour justifier le surcoût d’un tel système à l’achat et à la mise en oeuvre, il faut un échangeur efficace, dont le rendement doit être supérieur à 90 %. Ce paramètre est très variable d’un fabricant à un autre puisque les valeurs annoncées sont comprises entre 60 et 99 %..

Parmi les fonctionnalités complémentaires, il y a aussi le réglage automatique du débit en fonction du taux d’humidité dans l’habitation. Si ces systèmes sont généralement imposants,il existe néanmoins des modèles compacts pouvant être installés dans une cuisine, par exemple. Les VMC double flux peuvent être installées également en habitat collectif. L’arrivée et le rejet d’air se font alors dans des canalisations communes.

Cette méthode de renouvellement de l’air offre de multiples avantages.

D’abord le système d’échangeur permet de faire des économies de chauffage. Le confort intérieur est amélioré grâce au bon renouvellement d’air. Il n’y a pas de condensations, ni de sensation de courant d’air froid. L’air insufflé est plus sain, puisqu’il transite par un système de filtres antipollutions (particules, poussières oupollens). Le bruit extérieur ne passe plus par les entrées d’air.Parmi les inconvénients ou les contraintes,il y a la nécessité de réaliser une étanchéité à l’air optimale pour l’habitation. La mise en oeuvre du système est plus compliquée que celle d’une VMC simple flux, puisque deux réseaux de conduits sont nécessaires, insufflation et aspiration, au lieu d’un seul. Évidemment,le coût global est aussi plus élevé que celui d’une VMC simple flux. Il est primordial de prévoir une évacuation pour les condensats qui se produiront dans le système. Il peut aussi être nécessaire d’installer un système anti-givre sur l’échangeur d’air (une résistance se met en route à partir de 3 °C)

En été, le rafraîchissement apporté par un tel système n’est pas significatif et dépend en grande partie du rendement de l’échangeur.Si les avantages et les économies d’énergie qu’apporte la VMC double flux sont intéressants, ils peuvent encore être optimisés grâce à un puit canadien.