Chaque matériau possède une conductivité thermique propre. Pour classer les matériaux selon ce critère, on utilise le coefficient lambda (λ). Il s’exprime en watts par mètre kelvin (W/m.K ou parfois en W/m.°C) et représente la quantité de chaleur traversant un mètre carré de matériau d’une épaisseur d’un mètre,soit un mètre cube, avec une différence de température d’un degré entre les deux faces, dans un temps donné. C’est une caractéristique constante et propre à chaque matériau. En notant le score obtenu par un mètre cube de chacun des matériaux du bâtiment, on est sûr d’avoir une base de comparaison équitable permettant un classement objectif. C’est le rôle du coefficient lambda.
Plus la valeur de ce coefficient est faible,plus le matériau est isolant. Un matériau est considéré comme isolant si son coefficient lambda est inférieur à 0,06 W/m.K.
Il est intéressant de noter que la conductivité de l’air est de 0,02 W/m.K et que celle de l’eau est de 0,56 W/m.K. Par conséquent, un même matériau présentera des valeurs totalement différentes selon qu’il est sec ou humide. C’est pourquoi, avant d’isoler un mur humide,il convient de l’assécher ou de stopper la source d’humidité. De même, un isolant hydrophile en contact avec une fuite ou une infiltration perdra la majeure partie de sa capacité d’isolation. Pour les calculs thermiques sont retenues les valeurs utiles de conductivité thermique qui tiennent compte de l’influence de l’humidité. Cette valeur apparaît sur les étiquettes des produits isolants et doit faire l’objet d’une certification.
Pour tous les isolants, ce coefficient doit être indiqué par son fabricant et le sera dans la suite de cet ouvrage pour chaque isolant présenté. Rappelez-vous, plus le coefficient λ d’un matériau est petit, plus grand est son pouvoir isolant. Grâce à ce coefficient, on peut calculer d’autres caractéristiques, comme la résistance thermique d’une paroi homogèned’épaisseur donnée.
